Prise de position de Eric Duval, PDG du Groupe FinanciA?re Duval, parue dans latribune.fr le 5 janvier 2014.

A quoi ressemblera l’avenir de la commande publique ? A des PPP !

Eric Duval, PDG Fondateur du Groupe FinanciA?re Duval, considA?re que les PPP sont la��avenir de la��investissement public parce qua��ils sont la solution idA�ale pour avancer rapidement sur les plus importants projets d’investissement. Ils appellent les collectivitA�s locales A� exploiter le potentiel de ces contrats pour moderniser leurs infrastructures et garantir A� leurs administrA�s le cadre de vie de qualitA� auquel ils aspirent.
Le contrat de PPP introduit dans le systA?me juridique franA�ais en 2004, a mis du temps a rencontrA� son public. Seule une trentaine de contrats avait vu le jour sur les 4 premiA?res annA�es. Si ce type de contrat a connu un grand succA?s depuis dix ans ca��est notamment grA?ce A� la loi de 2008 visant A� simplifier la��accA?s A� ce dispositif. DA?s lors, pas moins de 156 contrats ont A�tA� conclus entre 2004 et mi-2012, dont 124 par des collectivitA�s territoriales, pour un montant total de 34 milliards d’euros.

Il s’agissait alors d’associer plus largement le secteur privA� A� des projets traditionnellement assumA�s par les pouvoirs publics. Alors que pendant des annA�es, ses dA�tracteurs avaient criA� au dA�sengagement de celebrex no rx, order clomid. la��A�tat, nous y avions dA�celA� au contraire un vA�ritable outil da��accA�lA�ration de la croissance.

Les collectivitA�s locales se sont depuis pleinement appropriA�es le dispositif. En effet, elles aussi, ont rapidement compris la��intA�rA?t da��optimiser et de rationaliser leurs choix da��investissement public grA?ce A� ce levier qui na��est en rien une privatisation dA�guisA� ou une externalisation de la dette publique, contrairement aux idA�es reA�ues. Les PPP constituent avant tout de nouveaux leviers de dA�veloppement A�conomique au bA�nA�fice des collectivitA�s.

Comment ? Da��abord par la��accA�lA�ration, le prA�financement et la rA�alisation des projets qua��ils permettent. Ensuite, par la��innovation qui bA�nA�ficie A� la collectivitA� par le dynamisme et la crA�ativitA� du privA� que nous reprA�sentons. Par la��approche en coA�t global, la garantie de performance dans le temps et surtout par une rA�partition du risque optimale entre secteur public et privA�, chacun supportant les risques qua��il maA�trise le mieux.

Les collectivitA�s locales que nous accompagnons quotidiennement ont conscience du fossA� croissant entre leurs besoins da��investissement en infrastructure et leur capacitA� de plus en plus limitA�e A� y faire face.

Contrairement A� une idA�e reA�ue, nos objectifs da��investisseurs privA�s A� long terme sont alignA�s avec les leur. Nous allons nous poser des questions trA?s similaires A� celles auxquelles les collectivitA�s auraient eu A� rA�pondre notamment afin de mesurer comment absorber des risques non prA�vus initialement mais qui pourraient se matA�rialiser au cours de la vie de la��infrastructure ? Quelle est la meilleure allocation des risques entre les intervenants ? Quel est le meilleur arbitrage entre les coA�ts de construction et les coA�ts de maintenance ? etca��

La principale source d’A�conomie pour les collectivitA�s locales provient da��abord de ce partage du risque qui se traduit par un transfert rA�el des facteurs de risque, du public vers le privA�.

Contrairement A� la Grande-Bretagne, oA? le PFI reprA�sente entre 10 et 15 % de l’investissement public et s’applique aussi bien aux infrastructures routiA?res qu’au ravitaillement des forces armA�es, nous sommes quasiment au point de dA�part. Il existe pourtant de nombreuses expA�riences concluantes qui nous conduisent A� affirmer que le potentiel des PPP en France est majoritairement inexploitA�.

Nos premiA?res rA�alisations ont concernA� des casernes de gendarmerie, des pA?les emploi et le palais des congrA?s da��Antibes, permettant de remplacer des ouvrages devenus obsolA?tes ou insuffisants et de participer activement A� la��attractivitA� des territoires. Puis, des A�quipements dA�diA�s aux sports et aux loisirs, pour lequel un fort besoin de rA�investissement est apparu ces derniA?res annA�es. Par exemple, de nombreuses piscines datent de plus de 40 ans : elles ne rA�pondent plus aux attentes des familles, des A�tudiants, des sportifs de haut niveau qui demandent des lieux accueillants et confortables (bien-A?tre, dA�tente) mais aussi performants techniquement. Ca��est le cas des deux centres aquatiques de nouvelle gA�nA�ration, la��un A� Saint-DiA�-des-Vosges et le second A� ChA?tel, station de montagne A�tA�-hiver situA�e prA?s da��Avoriaz. Ca��est encore le cas de la��innovant centre fA�dA�ral de Hockey-sur-Glace qui sa��A�rigera bientA?t A� Cergy-Pontoise.

La��apport du partenaire privA� passe aussi par le dA�veloppement, lorsque la collectivitA� le souhaite et que le contexte du projet le permet, de recettes annexes. Ainsi, dans la��opA�ration du palais des congrA?s da��Antibes, le coA�t du projet pour la collectivitA� a A�tA� rA�duit de plus de 30 % grA?ce A� la rA�alisation da��une galerie commerciale et da��un parking, lesquels deviendront propriA�tA� de la collectivitA� A� la��issue du contrat PPP.

Le PPP est la��avenir de la commande publique parce qua��il allie l’innovation et l’investissement qui sont les clA�s de l’avenir de croissance.