Le chantier du Vélodrome est achevé. Avec sa belle pelouse hybride, il a accueilli l’OM le 17 août, mais le ruban n’a pas été coupé comme prévu le 6 septembre par la ministre des Sports Najat Vallaud-Belkacem. C’est le sénateur- maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, qui est à l’origine de ce report. Il lui a semblé en effet inopportun d’organiser cette cérémonie en pleine campagne pour les sénatoriales. En accord avec Arema, gestionnaire de l’enceinte, la date de l’inauguration a donc été reportée au 16 octobre, en présence de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, mais sans Michel Platini ni Jacques Lambert, président du comité de pilotage de l’Euro 2016. En coulisses, un certain nombre de questions financières restent à résoudre. Le montant du loyer que l’Olympique de Marseille versera à la Ville est estimé à 7,4 millions d’euros par an. Naming, vous avez dit naming ? Parmi les incertitudes qui entourent encore l’économie du projet, le naming figure en bonne place. Le procédé consiste à accoler le nom d’une marque au Vélodrome. La Ville, qui doit verser une redevance annuelle de 12 millions d’euros, espérait, lors du lancement des travaux, récupérer 2 millions par an par ce biais. Cela aurait impliqué un naming d’environ 7 millions pour tenir compte de la somme qui revient au partenaire privé. Celui-ci récupère en effet les trois premiers millions puis 40 % du reste. Début 2011, Arema avait annoncé que le nouveau nom serait connu avant la fin de l’année. En novembre 2012, c’est le maire de Marseille qui annonçait un heureux événement. Le 30 juin dernier, il laissait à nouveau entendre que les négociations étaient en bonne voie. Le Vélodrome fait partie des dix stades retenus pour accueillir les matches de l’Euro 2016.